Note d’information sur l’intervention du Docteur Choguel Kokalla MAIGA, Premier ministre, Chef du Gouvernement du Mali, devant la 76ème Session ordinaire de l’Assemblée Générale des Nations Unies

PRIMATURE                                                                                                                                                                     REPUBLIQUE DU MALI

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CABINET DU PREMIER MINISTRE                                                                                                                                                            ————–

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Note d’information sur l’intervention du Docteur Choguel Kokalla MAIGA, Premier ministre, Chef du Gouvernement du Mali, devant la 76ème Session ordinaire de l’Assemblée Générale des Nations Unies

 

New-York, le 25 septembre 2021

Choguel Kokalla Maïga : le Mali s’assume !

Le Premier ministre, Chef du gouvernement était ce samedi à la tribune des Nations Unies pour exprimer de vive voix les préoccupations et les attentes du peuple malien. Le rendez-vous diplomatique de New-York (USA) intervient au lendemain de la commémoration du 61èmeanniversaire du 22 septembre marque cette année par le débat sur la nécessité de la diversification de partenariat en matière de défense et de sécurité.

Il s’agit pour le Dr Choguel Kokalla Maïga autant de rassurer les partenaires traditionnels sur le respect des engagements par notre pays en matière de lutte contre le terrorisme mais aussi de signifier à la communauté internationale dont le Mali est reconnaissant de l’accompagnement, la volonté du peuple malien d’exercer sa liberté d’État souverain dansses prérogativesen matière de défense et de sécurité.

Le Premier ministre du Mali a invité la communauté internationale à accompagner le Mali pour la réussite de la Transition et la mise en œuvre du Plan d’action du gouvernement dont il s’est fait le VRP( vendeur, représentant placier) à la tribune de l’ONU.

Au nom du président de la Transition, le Colonel Assimi Goïta, Dr Choguel Kokalla Maïga réitère la gratitude du gouvernement et du peuple Mali aux nations-unies et à tous ses partenaires, bilatéraux comme multilatéraux, pour leur soutien et leur accompagnement constants à l’endroit du peuple malien. Un examen très diplomatique réussi par lesoldat réservisteChoguelKokallaMaïga qui n’a pas fait dans la langue de bois pour rendre limpides les attentes des populations maliennes.

Félicitant le secrétaire général pour la clairvoyance et l’opportunité du thème du 76ème session ordinaire de l’Assemblée générale, lePremier ministre ChoguelKokalla Maiga émet l’espoir de notre résilience commune pour nous relever de la pandémie de la Covid-19, dans un esprit de responsabilité, de coopération et de solidarité. L’espoir d’un monde plus sûr, d’un monde de sécurité humaine. L’espoir que le Sahel retrouve la stabilité et redevienne un havre de paix et un pôle de croissance et de développement. L’espoir, enfin, de respecter les droits humains à l’échelle mondiale et de revitaliser l’Organisation des Nations Unies. Pour dire que le Mali souscrit pleinement à l’esprit et à la lettre de ce thème, qui résume en lui les idéaux de notre Organisation commune qu’est- les Nations-unies.

Un discours plus offensif, un discours plus engagé.

Dès l’entame de son discours, le Premier ministre Choguel Kokalla Maïga a voulu être tranchant etce n’est pas une lapalissade quand il affirmeque le Mali et les pays du Sahel sont, de nos jours, confrontés à l’hydre du terrorisme, à l’extrémisme violent et à l’instabilité. Cela dure depuis plus d’une décennie, avec le risque d’enlisement, de banalisation ou de lassitude, propres à détourner ces problématiques de l’agenda international.

A l’assemblée générale toute ouïe Choguel Kokalla Maïga dira que notre quotidien au Mali fait d’angoisses, d’exactions et de tragédies auxquelles est venue s’ajouter la pandémie de la COVID-19, avec ses impacts négatifs sur l’économie et sur les conditions de vie de nos populations, déjà précaires du fait des défis économiques, politiques et humanitaires. Rarement, un pays aura été aussi durement éprouvé par l’empilement des crises plus que le Mali. La Transition en cours est intervenue dans le contexte. Le gouvernement qui regroupe l’ensemble des composantes de la nation y compris la groupes signataires de l’accord pour la paix et la réconciliation issu du processus d’Alger œuvre inlassablement à relever les défis qui se posent au quotidien à la nation.

Installé dans ses fonctions le 11 juin dernier, Choguel Kokalla Maïga explique à l’Assemblée générale de l’ONU avoir mis en chantier de manière concertée un Plan d’Action du Gouvernement de Transition, qui contient un ensemble de mesures dont la mise en œuvre va assurer la prise en charge des préoccupations majeures des populations éprouvées par la crise sécuritaire, politique, sanitaire et économique. Ce Plan d’Action Gouvernemental, adopté le 2 août 2021 par le Conseil National de Transition, organe législatif transitoire, s’articule autour de quatre axes prioritaires. Il est assorti d’un chronogramme d’exécution et d’un budget prévisionnel.

La sécurité :  priorité absolue

Pour ce second grand oral, après celui devant le CNT, Choguel Kokalla Maïga élève les questions de défense et de sécurité au rang de priorité absolue. Cette articulation, dit-il, répond à l’aspiration profonde de notre peuple à la paix, à la quiétude, au vivre ensemble, à la cohabitation pacifique, à la cohésion sociale. En effet, malgré les succès indéniables enregistrés par les Forces armées maliennes (FAMA) et leurs alliés, auxquels il a tenu à rendreun hommage mérité, le Premier ministre ne balaie pas les menaces entretenues par le terrorisme et les autres formes de banditisme et de criminalité transnationalequi continuent, hélas, à endeuiller notre peuple au quotidien et à menacer les fondements de l’Etat.

Parlant avec le cœur et à la place de tous les Maliens, Choguel Kokalla Maïga a dit ce samedi à la tribune de l’ONU que de mars 2012 à ce 25 septembre 2021 la situation de notre pays ne s’est guère améliorée, malgré le soutien international et la présence sur notre sol d’une Opération de paix de l’ONU, la MINUSMA, et des forces internationales : l’Opération française Barkhane, la Force européenne TAKUBA et la Force conjointe du G5 Sahel. Pire, a-t-il dit, la situation continue progressivement de se détériorer, au point que des pans entiers du territoire national échappent au contrôle du Gouvernement. Il expliquera à la tribune de l’ONU que les Maliens vivent sous l’emprise des Groupes armés terroristes dans le déni de leurs droits les plus élémentaires. Leur accès aux services de base demeure hypothétique en raison de la faible présence des services de l’Etat, consécutive à l’insécurité grandissante.Face à cette situation préoccupante, dit Choguel Kokalla Maïga le Gouvernement est régulièrement et fortement interpellé par les populations maliennes, de plus en plus exigeantes vis-à-vis des pouvoirs publics et des partenaires internationaux.  En effet, s’il est établi que l’un des droits fondamentaux des populations est le droit à la sécurité, la garantie de celle-ci est, assurément, l’élément de légitimation de l’Etat aux yeux des citoyens.

Pour le Premier ministre Choguel Kokalla c’est devoir pour lui que restituer l’exacte situation de calvaire qu’endurent les populations maliennes et de convier la communauté internationale, aux côtes du Mali, à l’introspection, afin de changer de paradigme en matière de sécurité et dans notre pays et dans l’espace sahélien.

Stabilisation du pays et du Sahel

Le Premier ministre salue l’ONU d’avoir eu la bonne idée de déployer en avril 2013la Mission Multidimensionnelle Intégrée des Nations Unies pour la Stabilisation au Mali (MINUSMA) parce qu’elle estimait « la situation au Mali constitue une menace pour la paix et la sécurité internationales » et avait décidé, en conséquence, d’agir en vertu du Chapitre VII de la Charte des Nations Unies.

Choguel Kokalla Maïga rappelle que dans son paragraphe 16, la résolution 2100 a fixé comme mandat initial à la MINUSMA, entre autres, « d’appuyer les autorités de transitions maliennes, pour stabiliser la situation dans les principales agglomérations, en particulier dans le nord du pays, et, dans ce contexte, écarter les menaces et prendre activement des dispositions afin d’empêcher le retour d’éléments armés dans ces zones ».

La résolution 2164 du 25 juin 2014 qui a renouvelé pour la première fois le mandat de la MINUSMA pour un an, a souligné, il cite : « …que le terrorisme ne peut être vaincu qu’à la faveur d’une démarche suivie et globale, fondée sur la participation et la collaboration actives de l’ensemble des États et organismes régionaux et internationaux, visant à contrer, affaiblir et isoler la menace terroriste… ».

En conséquence, le paragraphe 12 de ladite résolution autorisait « la MINUSMA à utiliser tous les moyens nécessaires pour accomplir son mandat, dans les limites de ses capacités et dans ses zones de déploiement ». Elle lui enjoignait, en particulier, au titre du paragraphe 13 « d’étendre sa présence, notamment grâce à des patrouilles de longue portée, dans la limite de ses capacités, dans le nord du pays, au-delà des principales agglomérations, et en particulier dans les zones où les civils sont en danger ».

Huit ans après le déploiement de la MINUSMA, note le Premier ministre, les populations maliennes sont exaspérées aujourd’hui devant les tueries de masse, les villages rasées de la carte et d’innocents civils fauchés, dont des femmes et des nourrissons souvent brulés vifs.

Les Maliennes et les Maliens ont le net sentiment que la mission assignée à la MINUSMA a changé en cours de route, et notamment depuis 2015, suite à la signature de l’Accord pour la paix et la réconciliation issu du processus d’Alger, alors même que les défis qui ont justifié son déploiement sont restés constants.

Pour Choguel Kokalla Maïga, contrairement aux attentes du peuple malien, l’environnement notoirement terroriste dans lequel la MINUSMA a été déployée en 2013 s’est dégradé continuellement. Au fil du temps, il s’est même métastasé, car les Groupes armés terroristes qui ont envahi près des deux tiers de notre territoire national en 2012 ont été dispersés sans jamais être anéantis. Ils se sont reconstitués et se sont renforcés.

Serval, Barkane et Takuba

C’est dans ce contexte de menace préoccupante, rappelle-t-il, que l’armée française, à travers l’Opération SERVAL d’abord et, ensuite, l’Opération Barkhane, a été autorisée à mener, en soutien à la MINUSMA et à notre pays, le volet lutte contre le terrorisme au Mali. C’est également dans ce contexte que l’Opération française Barkhane amorce subitement son retrait en vue, dit-on, d’une transformation en Coalition internationale dont tous les contours ne sont pas encore connus, en tout cas, pas connus de notre pays, s’interrogera le Premier ministre à la tribune de l’ONU.

L’annonce unilatérale du retrait de Barkhane et sa transformation n’ont pas tenu compte du lien tripartite qui nous lie, c’est-à-dire l’ONU et le Mali en tant que partenaires engagés avec la France sur le front de la lutte contre les facteurs de déstabilisation.  Le Mali regrette, dira vertement le Premier ministre, que le principe de consultation et de concertation qui doit être la règle entre partenaires privilégiés n’ait pas été observé en amont de la décision du Gouvernement français.

Aussi, a-t-il martelé, la nouvelle situation née de la fin de l’Opération Barkhane, plaçant le Mali devant le fait accompli et l’exposant à une espèce d’abandon en plein vol, nous conduit à explorer les voies et moyens pour mieux assurer la sécurité de manière autonome ou avec d’autres partenaires, de manière à combler le vide que ne manquera pas d’etrecrée par la fermeture de certaines emprises de Barkhane dans le Nord de notre pays. Cette situation doit également inciter les Nations Unies à avoir désormais une posture plus offensive sur le terrain.

Le Mali est reconnaissant, mais…

Le Premier ministre Choguel Kokalla Maïga a dit à la tribune des nations-unies sans ambages qu’il n’existe pas de sentiment anti-MINUSMA au Mali, pas plus qu’il n’existe pas de sentiment anti français dans notre pays. Notre peuple reconnaissant du Mali n’a jamais été et ne sera jamais un peuple ingrat.

Au sommet de l’Etat et au sein des populations maliennes, il existe un désir de paix et une soif de sécurité qui font écho à l’exigence d’efficacité des instruments et des mécanismes politiques et militaires mis en place et qui font paradoxalement du Mali un pays sur-militarisé mais très vulnérable face au terrorisme, devenu un facteur de désintégration de nos sociétés et de déstabilisation des fondements de l’Etat.

Et ChoguelKokallaMaïgad’asséner les vérités du Mali ! Que devrions-nous faire face à un tel paradoxe ? Que faut-il faire pour répondre à l’angoisse, à l’exaspération et à la colère des populations maliennes ? Que faut-il faire pour répondre au sentiment d’insatisfaction à la fois des Maliens et des partenaires du Mali ?

Pour face à ces interrogations, le Mali et la Communauté internationaledevraient avoir le courage et la lucidité d’interroger les instruments et les mécanismes évoqués plus haut. Ils devraient aussi et surtout remettre sur la table la demande d’un mandat robuste de la MINUSMA, dont la demande est régulièrement faite par notre Gouvernement au Conseil de sécurité de l’ONU. Ceci permettra d’adapter le mandat de la MINUSMA, de lui donner les moyens de s’acquitter convenablement de son mandat et de répondre à l’aspiration du peuple malien, aspiration sans laquelle ni la Mission de l’ONU ni les autres partenariats militaires internationaux et régionaux présents sur notre sol n’auront de crédibilité aux yeux de mes concitoyens. En termes clairs, pour Choguel Kokalla Maiga, les Nations Unies doivent aider le Mali à lutter plus efficacement contre le terrorisme afin d’asseoir les conditions véritables de sa stabilisation, gage de la réussite des actions de soutien politique, humanitaire, de développement et de protection des droits de l’homme.

Lutte contre le terrorisme

Dans la guerre sans merci qu’il mène contre le terrorisme, le Gouvernement du Mali ne ménagera aucun effort pour remplir ses obligations internationales en termes de respect des droits de l’homme. Notre pays a dit le Premier ministre accorde la plus haute importance à la coordination des actions de nos partenaires sur le terrain, à la coopération régionale pour tenir compte de la dimension régionale de la crise sécuritaire au Sahel.

C’est tout le sens de notre engagement dans la Force conjointe du G5 Sahel. C’est aussi tout le sens de notre demande commune au sein du G5 Sahel en faveur d’un mandat robuste et adapté, sous le Chapitre VII de la Charte des Nations Unies et d’un financement prévisible et pérenne de la Force conjointe du G5 Sahel.

Dans un souci de cohérence et d’efficacité, le Gouvernement du Mali s’attèle à la mise en place, sous mon autorité, d’une structure de suivi et de coordination des activités de la MINUSMA, ainsi qu’à l’élaboration d’une Stratégie de Gestion Intégrée de la Crise au Centre du Mali.

Notre pays ne peut s’exonérerde ses responsabilités propres dans le processus de stabilisation du Mali. Le Gouvernement de Transition a une claire conscience que cette stabilisation passe aussi par la mise en œuvre de l’Accord pour la paix et la réconciliation, issu du processus d’Alger. Au demeurant, le Gouvernement et les Mouvements signataires, ainsi que ceux de l’Inclusivité poursuivent la mise en œuvre de l’Accord dans un esprit de confiance et de responsabilité au sein d’un cadre nouveau appelé « Cadre Inter malien pour la mise en œuvre de l’Accord ».

Dans cet esprit, le gouvernement poursuit la mise en œuvre intelligente et la relecture consensuelle de l’Accord, aux fins de son parachèvement. L’objectif recherché étant de favoriser son appropriation nationale et de renforcer son caractère inclusif, tout en veillant aux conditions politiques et sociales du consensus nécessaire à la relecture de certaines dispositions, conformément au mécanisme prévu par l’Accord.

La construction du Mali nouveau

Entretenant l’Assemblée générale des nations-unies sur la situation de son pays, le Premier ministre Choguel Kokalla Maïga a dit que la Transition en cours au Mali se veut une transition de rupture qui porte l’espoir de guérir le Mali des maux qui l’assaillent, dont l’instabilité politique et institutionnelle, l’affaissement de l’Etat, conséquences directes de la corruption et de l’impunité. Pour réussir ce pari, notre pays a décidé de s’engager dans la voie des réformes politiques et institutionnelles. Ces réformes vont au-delà des questions politiques et institutionnelles et visent, in fine, à refonder l’Etat dont le délitement progressif est à la base de l’extrême vulnérabilité du Mali face aux défis politiques, économiques et sociaux auxquels il est confronté.

Notre pays le Mali, selon lui, souhaite être une solution aux crises qui menacent le Sahel. Le Mali aspire vivre en paix avec ses voisins, renforcer son unité, sa stabilité et recouvrer la plénitude de sa souveraineté sur tout son territoire. Le Mali veut garantir la sécurité humaine à l’intérieur de ses frontières en consolidant ses institutions constitutionnelles.

A cette fin, le Mali est engagé à faire sa mue, à travers des réformes, à amorcer sa transformation vers un État stable et prospère, orienté vers le bien-être de ses habitants. Ces réformes ont trop longtemps été différées pour différentes raisons par les régimes politiques qui se sont succédé au pouvoir depuis deux décennies. La Transition en cours, sous la conduite de Son Excellence Colonel Assimi GOITA, a décidé de s’y engager fermement.

Le Premier ministre a fait savoir que le Chef de l’Etat a commis le gouvernement à convoquer, dans les tous prochains jours, les Assises Nationales de la Refondation (ANR) dont les recommandations auront force exécutoire, aussi bien pour la période de Transition en cours que pour la poursuite des politiques publiques à venir.

Processus électoral inclusif

Ainsi balisé le terrain le pays s’attelera à la troisième action prioritaire du Gouvernement consacrée à l’organisation des élections générales transparentes, crédibles et inclusives devant marquer le retour à l’ordre constitutionnel au Mali. Ces élections sont particulièrement importantes, a dit Choguel Kokalla Maïga, car elles seront le baromètre de la réussite de la Transition. Leur qualité et leur crédibilité conditionneront l’avenir de notre démocratie, la légitimité et la solidité de nos institutions, a fait remarquer le Premier ministre.

Il ajoutera que tirant les leçons de notre pratique démocratique récente, le Gouvernement va instituer un Organe Unique Indépendant de Gestion des Elections (OUIGE). Cet Organe unique de Gestion des élections posera les jalons politiques, juridiques et institutionnels de la restauration de la confiance des acteurs politiques et des citoyens lors des compétitions électorales. Il s’agit là d’une innovation majeure de nature à renforcer la démocratie et la légitimité des institutions.

Le Chef du gouvernement a conscience des délais impartis à la Transition et de nos engagements internationaux. Aussi promet-il de faire travailler sans relâche son gouvernement à les respecter. Dans cette optique, l’Organe unique de gestion des élections suivra un processus accéléré de mise en œuvre à travers la relecture de la loi électorale, l’installation d’un directoire national et des démembrements aux niveaux régional, local et dans les Ambassades et Consulats du Mali. Dans cette optique, une table ronde s’est ouverte ce week-end même à Bamako a fait savoir Choguel Kokalla Maïga.

Au-delà de la question de l’Organe unique de gestion des élections, le Gouvernement va s’atteler à la refonte du système électoral, à travers la relecture des textes fondamentaux régissant les élections.

 

Bonne gouvernance

Le Gouvernement du Mali s’est engagé à assurer une gouvernance de rupture et d’exemplarité dans le programme d’actions qu’il a présenté. Une lutte implacable est déjà engagée pour combattre la corruption et l’impunité, qui sont à la base de la déliquescence de l’État. Comme le président Assimi Goïta l’a annoncé dans son adresse à la nation à l’occasion du 22 septembre, le Premier ministre Choguel Kokalla Maïga à la tribune de l’ONU a promis que les mesures en cours dans ce sens vont se poursuivre et s’intensifier.

La gouvernance de rupture se traduit d’ores et déjà par une réduction drastique du train de vie de l’Etat, afin de dégager des espaces budgétaires pour améliorer les conditions de vie des populations et assurer une répartition équitable des richesses nationales. Le Président de la Transition et le Gouvernement ont déjà donné de bons exemples dans ce sens. Les ressources ainsi dégagées (100 milliards de FCFA en 3 mois) sont réaffectées vers les services sociaux de base.

Un partenariat lucide

Plaidant pour son pays, Choguel Kokalla Maiga dira que l’action du Gouvernement de la Transition au Mali est orientée sur trois piliers qui correspondent à trois besoins vitaux pour le Mali. Il s’agit du besoin de sécurité, de besoin de justice pour lutter contre la corruption et l’impunité et du besoin de réforme.

Pour lui, il est impérieux de continuer à travailler à améliorer l’environnement de sécurité au Mali, avec l’aide des amis du Mali, en appui aux efforts des Forces de défense et de sécurité.Il est tout aussi impérieux de mener les réformes nécessaires à la refondation de l’Etat et à l’adaptation des textes régissant les élections aux besoins de la société malienne et aux évolutions du temps.Il n’y a pas d’alternativeaux réformes que nécessitent l’état désastreux du Mali, a dit le Premier ministre, si nous voulons faire en sorte que ce grand pays reste debout et redevienne stable.

Le fin mot du Premier ministre a été d’exhorter l’Assemblée générale à continuer à avoir une lecture lucide de la situation qui prévaut au Mali, un pays vaste, ouvert sur sept frontières et qui constitue une digue pour toute la région Ouest-africaine.

Personnes contact : Manga Dembele, CCRP/Primature, tel : 66744702

Sambi Toure, Directeur CIGMA, tel : 75404040

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